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Moto LIBERTÉ
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Article mis en ligne le 10 mars 2019
dernière modification le 21 avril 2019

par Secrétariat Association Moto-Liberté

Ma rencontre avec la moto

Vroum… ce bruit qui me fait vibrer depuis mon adolescence…
Chaque été dans mon village, il y avait une concentration de Harley qui passait… Vivement l’été prochain… je m’arrêtais pour les regarder…

Et puis un jour j’entends un bruit dans le tunnel, ho jolie moto ! et le mystère du casque… Le motard qui traversait le tunnel n’était rien d’autre que le fils de la voisine... qui avant qu’il ait une moto n’avait jamais attiré mon attention… de là à dire que c’est cette magie du casque qui a fait de lui mon mari, il n’y a qu’un pas...

  • Tu m’emmène sur ta moto ?

Mais on ne s’improvise pas passager ainsi. Très prudent, nous faisons d’abord quelques tours dans le village afin de me familiariser avec la machine avant d’entreprendre une balade.

  • Tu me suis ?

heu…. Que veut-il dire ? je suis derrière lui, je ne peux que suivre non ? Hé bien non, dans un long droit, prise de panique, je me suis redressée et nous avons vu la façade de près. Gloups… j’ai compris maintenant comment on suit…

C’était exaltant d’être passager, mais je voudrais conduire… une fille sur une moto ? pourquoi pas mais enfin bon, y en a peu….là j’ai compris, j’ai compris que ce ne serait pas facile de convaincre que moi aussi , la moto, je veux la conduire.

Je suis très patiente, alors j’ai attendu, attendu qu’on s’installe dans la vie et que les aléas nous permettent à nouveau d’avoir une moto. En fait, toutes ces années, j’ai poussé chéri à reprendre une moto, c’est moi qui était en manque d’adrénaline. Cette sensation de fendre l’air, ce bruit, cette sensation d’invincibilité, de liberté, comme si le temps s’arrêtait une fois que le moteur se mettait à rugir, oui ça me manque.

On visite des concessionaires, on regarde comment concrétiser notre projet avec un frein … on doit se contenter d’une 125cc… et on opte pour une "Aprilia rs" qui sera préparée afin de tourner sur le circuit de Francorchamps. Elle est belle, elle me parle, j’observe comment il fait, je pose des questions sur les vitesses, le freinage et un jour en rentrant du boulot ça y est je me lance….et je pose la question qui me brûle les lèvres depuis des mois :

  • Je peux essayer ?
  • Essayer quoi ?
  • Je peux rouler avec la moto ? la première est en bas et le point mort et puis 5 vitesses c’est ça ?
  • Oui c’est ça, l’embrayage, le frein, vas-y monte ! je vais te montrer

Yessssssss. Une belle côte devant la maison, de quoi apprendre à démarrer et freiner, il fait de son mieux, c’est tellement logique pour lui et moi je lui pose plein de questions et là, il me dit exactement ce que j’attends :

  • Allez tu vas jusqu’au-dessus et tu reviens.

Je vois qu’il a un air inquiet et moi, je souris tellement que j’ai l’impression que mon visage va se fendre en deux, je m’applique, je réfléchis à tout… embrayage, frein, première, deuxième, se pencher, poser le pied quand je m’arrête… allez go…..je mets les gaz sans lâcher l’embrayage, le moteur hurle et chéri qui me crie d’aller doucement avec les gaz, je lâche l’embrayage en douceur et je sens la moto qui avance.

Oh oh oh, ça y est, j’avance, allez, encore un peu de gaz, j’embraye et clac, la deuxième, troisième, …oh zut, je dois déjà faire demi-tour, j’ai pas envie de rentrer, c’est trop grisant…. En repassant devant la maison, je vois chéri qui m’attends :

  • Alors ? ça va ?
  • Oh ouiiiiii, je peux encore faire un petit tour ?
  • Oui, fais attention aux carrefours, tourne bien la tête pour regarder, attention à ton angle mort.

Qu’est-ce qu’il me raconte ? je roule en voiture, je sais à quoi je dois regarder et voilà, je démarre…

Mon premier été en tant que pilote

J’arrive en bas de la rue, je regarde à gauche, à droite, je fais gueuler la moto… ok concentration… ça y est je suis repartie. Au village voisin, ma conscience me dit :

  • Va à droite et rentre

Mais mon envie me pousse vers la gauche, et le village d’après… Je sens en moi monter cette sensation de liberté, je n’ai pas envie de rentrer, ça y est, je conduis la moto, les motards que je croise me font un signe de la main, celui qui dit : bienvenue dans le monde des motards, sois prudent…. Je tends mes 2 doigts (toujours dans l’imitation de chéri) et ce salut me grise, village suivant, je continue...et puis, aller, il faut rentrer. Je reprends le chemin de la maison. Je cafouille dans la petite ville que je traverse, j’ai peur qu’un piéton ne traverse…. Et si il traverse, est-ce que je vais pouvoir m’arrêter ? l’adrénaline redescend et la raison reprend sa place. Je rentre saine et sauve, sans anicroches et chéri stressé qui m’attends devant la maison :
-* Mais qu’est que t’a foutu ? il y a plus d’une heure que tu es partie, je pensais que tu avais eu un accident…

Le temps s’était arrêté, je n’avais pas remarqué que j’étais partie autant de temps, j’étais ailleurs, j’étais sur la moto, et rien d’autre n’existait.

  • Heu, j’avais pas envie de rentrer…. C’était trop bien, j’ai salué les motards et j’ai pas écrasé de piétons et j’ai pas oublié mes clignotants…

J’étais super excitée….

  • Demain, prends la moto pour aller au cours du soir…

Waouw ! chéri me reconnais en tant que motard, il me laisse la moto. Au fond, ce n’était pas bien compliqué de le demander. Une idée me traverse l’esprit…. Et si on roulait tous les deux ? Oui, la voilà la solution, on va rouler à deux, j’ai goûté à la moto, je veux continuer. Pendant quelques semaines, on se prête la moto à tour de rôle, on part ensemble, mais rouler me démange. Et puis je réfléchis, la 125, elle est chouette, bien préparée, mais ça fait tellement longtemps qu’il roule sur circuit, il pourrait le passer son permis non ? ainsi il aura une plus grosse cylindrée, moi je garde la 125 et le tour est joué

J’expose mon projet, je le pousse à passer son permis, il le réussi….et on achète une kawa ZZR 1000…

Plus rien à voir les balades en tant que passager, un jour derrière lui, un jour comme conductrice, je suis aux anges… quel été magnifique… on fait des rencontres… on roule, et si moi aussi ? non…les enfants sont encore petit, je ne peux pas faire l’égoïste, quoique… je pourrais le passer aussi mon permis non ?...les balades s’enchainent , ma première chute à l’arrêt…. Il en faut une hein…et puis des problèmes de dos anéantissent momentanément mon projet, adieu l’Aprilia et les balades sur la ZZR… je range mon casque, un jour je remonterais sur une moto, mais pour l’instant, je dois me soigner

Retour en balade

Deux années ont passé, la ZZR ne m’offre plus le confort nécessaire à mon état de santé, une fois de plus, mon envie de rouler est la plus forte, et je parviens à convaincre chéri de changer de modèle de moto, de façon à ce que moi aussi, je puisse profiter de la route. Pas facile de respecter le budget, et de trouver un modèle qui convienne à mes problèmes, et puis je ne suis pas très grande, il faut que j’arrive à monter sur la moto…et ça, ça va me jouer des tours très souvent.

On refait le tour des concessionnaires, on trouve un modèle, qui ne me plaît pas vraiment, mais au moins, je serais à l’aise, comme dans un fauteuil… un fauteuil ! je veux faire de la moto !, pas me balader en fauteuil !

Chéri teste, après tout, c’est lui qui conduit, et je ne suis que passagère… si la moto lui convient, j’en ferai mon bonheur… ou pas… une Triumph Trophy 1200cc… rien à voir avec toutes les motos qu’on a eues jusqu’ici. Je sens que c’est un sacrifice de la part de chéri, mais sur le moment, c’est à mon bien-être qu’il pense, et l’envie que je sois avec lui dans les balades, fini par nous convaincre.

Mais il y a un hic ! chéri n’est pas grand non plus, on fait rabaisser la moto, de cette façon, il tient mieux la moto quand je monte derrière. Je n’ai pas encore récupéré toute ma souplesse, et puis je garde une légère séquelle de mobilité, mais au moins, je peux monter…
Grosse cylindrée de route, nouveaux amis… mais difficile de s’amuser dans les tournants quand la moto touche au moindre virage. Crouic le carénage sur la route…. Ça nous énerve… cette moto n’est vraiment pas faite pour nous.

Haaaa les portes-ouvertes et roadbook, on visite les concessionnaires, on rêve devant les machines… Et comme toujours, je marche au coup de cœur. Alors qu’on allait chercher un nouvel équipement je craque littéralement sur une suzuki V strom. C’est ça que j’aime comme modèle !! et toi t’en pense quoi ?

  • Ouais, pas mal… mais bon je ne sais pas.
  • Elle te plaît ou pas ?
  • Oui, elle est pas mal…ça fait pas deux ans qu’on a l’autre !
  • Et alors ? ça te dit de changer ?

Adieu Triumph, Suzuki, nous voici… et je ne savais pas qu’en achetant cette moto, ça allait changer ma vie…
Je me sens bien dessus, j’ai retrouvé le plaisir de faire de la moto, on part en balade sans arrêt.

Chéri se sent bien dessus, ça devient même son véhicule principal… où c’est parce que notre fille aînée s’est accaparé la voiture ?... Bref, il n’y a pas un jour où la moto ne sors pas, même l’hiver, sauf les jours de neige… il devient logique pour moi que la moto fait partie intégrale de ma vie, mais il me manque quelque chose….

  • Tu sais, je voudrais à nouveau conduire
  • Oui je sais, mais tu n’as même pas les pieds au sol, qu’est-ce que tu veux conduire ?
  • Oui, et pour l’instant, pas possible d’acheter une deuxième moto….

Alors je suis passagère, on fait de super balade, nos amis ont acheté un spyder canam, ces véhicules à 3 roues, entre le quad et le side-car de compétition…. Belle alternative pour les personnes non titulaires du permis A, puisque seul le B suffit… Oui mais c’est pas la même chose… les balades s’enchainent et mon amie acquiert elle aussi un spyder…

  • Oh ce serait chouette si toi aussi t’en avait un ! partir tous les quatre en balade…

Oui mais voilà, je veux rouler à moto, pas sur un spyder… j’essaie en tant que passagère, mais je n’y adhère pas… et je me sens frustrée d’être passagère, et chéri le ressent…un matin de janvier au petit-déjeuner, il me lance :

  • Tu veux un spyder ? comme ça tu pourras rouler…

Je ne m’y attendais pas, je ne me doutais pas qu’il ressentais ma frustration à ce point

  • Ho oui…

Mais après une nuit de réflexion

  • C’est gentil de me proposer un spyder, mais moi je veux rouler à moto, tu n’es pas choqué si je décline ta promosition ?
  • Hé bien ! passe ton permis alors !
  • Tu me mets au défi ?
  • C’est ce que tu veux non ?
  • Oui….

Le théorique

La décision, ou plutôt le challenge est lancé…je me donne un mois pour revoir le code de la route. Et puis le théorique moto diffère un peu…. Pauvre chéri, je lui pose plein de questions… la conduite préventive ? c’est quoi ça ? et comment se placer sur la voie publique…. Heu… quand j’ai pris l’Aprilia, je ne me suis pas souciée de tout ça… je devais être un vrai danger publique… amis motards, attention, j’étudie le code…et j’ai plein de questions auxquelles personne n’arrive à répondre… nous ont démarre et on roule, on n’a pas passé notre permis … ouais…. Ils n’ont pas passé leur permis, eux !
Comme les jeunes qui apprennent à conduire, je regarde les situations réelles que l’on explique dans le livre, quand je prends la route en voiture, j’essaie de repérer les infractions, de les corriger dans mon esprit et….bon ben ça sert à rien de penser, il faut agir…. Je regarde sur internet, permis de conduire théorique filière libre, sans rendez-vous le mercredi et le vendredi…

En rentrant du boulot, je prends 15€ et je m’arrête au centre d’examen….

  • Bonjour, carte d’identité valide, pas de gsm,15€ s’il vous plaît, entrez et asseyez-vous !
    En même temps le guichetier il n’est pas là pour être sympathique… allez concentre-toi…
    Les questions défilent, je réponds, je stresse pour les distances de freinages, les pneus, tout ce qui est technique est resté assez incompréhensible, mais est-ce que je devais vraiment tou comprendre où être simplement logique….

    BRAVO VOUS AVEZ REUSSI !

Quoi ! j’ai réussi ? hiiiiiiiiiiiii….

J’ai envie de crier de joie, j’ai un sourire immense sur les lèvres et le guichetier toujours impassible…. J’ai réussi... il me donne tout un tas de papier, il m’explique plein de choses, mais je ne comprends rien, mon esprit est ailleurs, j’ai réussi…
Je n’avais rien dit à chéri, je ne peux pas lui téléphoner, je veux lui faire la surprise, alors j’appelle mon amie : j’ai réussiiiiiiiiiiii….

Chéri est dans le fauteuil, il regarde la télé, je lui tends mon attestation de réussite

  • Ha ! hé ben ! il faut aller acheter une moto maintenant…

Acheter une moto, ma moto….le plus dur reste à faire

L’achat de la moto

Chéri et moi nous rendons à la banque, ben oui, j’avais pas pensé aux finances en me rendant au centre d’examen, c’est tout moi ça ! Je fonce d’abord, je réfléchis ensuite. Je suis encore sur un petit nuage, avec un sourire qui fend mon visage en deux, je sers la main du banquier en lui disant : j’ai réussi mon théorique (je ne me lasse pas de cette phrase ) je viens financer l’achat d’une moto et d’un équipement…

J’avais regardé sur le net, dans le stock des concessionnaires les plus proches, j’avais une idée précise du montant que je voulais.

J’ai toujours trouvé ça stressant l’attente d’une réponse. Le banquier encode nos données, pose des questions indiscrètes mais indispensables, scrute son écran, fronce les yeux, efface, tapote encore sur son clavier, nous regarde et dit : Bravo madame, vous pouvez acheter la moto de vos rêves !

J’ai juste envie de crier : je vais acheter une moto, MA moto….

162cm ! c’est ma taille. Autant vous dire que même si j’ai une idée du prix maximum pour l’achat de la moto, je ne m’étais pas rendu compte que … je n’avais pas pied sur toutes ! j’ai donc fait le choix judicieux du confort plutôt que celui du modèle. Et puis la veste, les gants, les bottes...et le casque, l’équipement de base. Une petite négociation et hop le tour est joué, je suis propriétaire d’une Yamaha FZ 600...un rien trop haute, mais je m’y ferai non ?

Le choix de la moto-école

J’ai réussi mon permis théorique, j’ai la moto, l’équipement, maintenant, il me faut passer le pratique ! Dans le moteur de recherche, je tape moto-école … ha ! non ! pas celle-là, elle n’a pas bonne réputation … Ha ben y en a une tout près de chez moi, je prend mon téléphone :

  • Bonjour monsieur, je viens de réussir le théorique moto, et…
  • Bravo madame, mais si vous n’avez pas une bonne base, je ne peux rien pour vous, nous ne sommes pas équipé.
  • Ha !? Heu, connaissez vous une moto-école ?
  • Oui !bien sûr ! Adressez-vous à l’auto-école machin
  • Merci, il n’y en a pas d’autre ?
  • Pas à ma connaissance

Un peu déçue, je raccroche. En effet, la moto-école machin est justement celle qui n’a pas bonne réputation, bon ben tant pis alors, je téléphone là-bas.

Deuxième appel …

  • Bonjour monsieur, ho ! pardon, madame ( je suis un peu gênée, en même temps elle a une voix très masculine) voilà, je viens de réussir mon permis théorique moto et je voudrais prendre des heures pratique, comment est-ce que ça se passe ?
  • Je ne sais rien faire pour l’instant, l’agenda n’est pas encore ouvert, la saison recommence dans une semaine ...

Je suis contrariée, je n’ai vraiment pas entendu de bien de la moto-école machin et puis je suis étonnée, je ne savais pas qu’il y avait une saison pour prendre des heures. Dernièrement j’ai vu qu’il y avait des motard sur le parking près de la gare , ils font des manœuvres, ça doit sûrement être une autre moto-école, mais personne ne peut me renseigner … Tant pis je retéléphonerai chez machin.

  • Allo, moto-école machin ? Je voudrais prendre des heures de cours …

Je prends rendez-vous, j’apporte mon attestation de réussite, carte d’identité et la somme nécessaire pour neuf heures de cours. Je suis radieuse, et inquiète, et impatiente aussi. Un mélange indescriptible, vous vous rendez compte ? Mon rêve enfin accessible ! Je vais rouler à moto !

Les premières heures de cours

Je m’en souviens comme si c’était hier, j’ai rendez-vous cet après-midi à quatorze heure, il n’est pas possible de prendre rendez-vous plus tard ou le week-end. c’est embêtant, je vais utiliser mes heures de récup’ pour passer mon permis. Je prépare mon équipement dans le coffre, je vérifie deux fois pour être sûre de n’avoir rien oublié.

La journée est longue, très longue. Je vérifie l’heure de rendez-vous. Si on ne se présente pas, ce n’est pas remboursé. Je me présente avec quinze minutes d’avance. Je suis un peu anxieuse, comment ça se passe la prise en main ? comment il va faire pour m’expliquer ? Et puis est-ce que je vais y arriver ? Je prend un grande inspiration et je sors de ma voiture, je m’avance sur le terrain de manœuvre et je vois arriver un homme tout sourire qui me tends la main :

  • Bonjour, je suis le moniteur, comment ça va ?
    Je n’ai jamais eu les mains aussi moites, il fait chaud en plus, on a un mois d’avril très chaud cette année.
  • Bonjour, ça va, un peu stressée.
    Voici l’engin : une kawazaki ER6, tiens, c’est déjà sur ce modèle que 5 ans auparavant chéri à passé son permis. Un arceau de protection, c’est préférable, et le mono fait le tour de l’engin en me montrant toutes les commandes, et puis la vrai question :
  • avez-vous déjà roulé ?
    Toute fière, je réponds :
  • Oui en 125cc et puis je suis passagère depuis de nombreuses années !
  • Ha ! et c’est par amour pour votre mari que vous passez votre permis ?
  • Comment ? Pourquoi cette question !
  • Il n’y a que deux raisons pour lesquelles les femmes passent leur permis : par amour pour leur mari ou parce qu’elles ont quelque chose à prouver !

Hé ben zut alors ! Je ne m’attendais pas à prendre le machisme du monde de la moto dès le premier cours en pleine figure ! J’avais déjà entendu des réflexions du style : une femme n’a rien à faire au guidon d’une moto, ou encore, une femme est incapable de rouler, elle ne fait qu’imiter… Mais de la pars d’un moniteur !

  • Ni l’une ni l’autre !, la moto me fait vibrer, et j’en ai assez d’être passagère.

Chouette le premier contact ! Je savais que la moto-école machin n’avait pas bonne réputation, mais … bon, je suis là pour apprendre à conduire, le reste on s’en fiche.

Je pense qu’à l’heure où j’écris ces lignes, il me reste encore une amertume vis-à-vis de cette moto-école machin. Vous allez ressentir ma déception profonde dans les prochaines ligne. Je vais rester le plus positive possible, mais sachez d’avance , que les seize heures de cours prises ont été frustrations et déceptions, perte de confiance, et je ne parle pas d’argent .

Après avoir fait le tour du véhicule, Mono me parle de l’équilibre : une moto a 2 roues, et un certain poids, il est inutile d’essayer de retenir une moto qui tombe, son poids vous emporte. Si on tourne à l’arrêt, le guidon à gauche, la moto tombe, si on tourne le guidon à droite, elle tombe, si on regarde la roue quand on freine, on tombe… Bref ! La moto tombe …

Voilà tout ce qu’il me fallait pour me rassurer. Mais je suis toujours motivée, et excitée par le fait de monter sur la moto… Maintenant, je me rend compte que quand je vais tourner la clé, je vais juste être une élève qui apprend à rouler. Je me sens comme un enfant à qui on a retiré les stabilisateurs de son vélo, je ne me sens pas sûre du tout. Allez hop c’est parti… je tourne la clé de contact, j’embraye, je passe la première, je lâche doucement l’embrayage, et la moto démarre toute seule…

ça y est, je roule….

A la fin des trois premières heures de cours, je suis fatiguée, contente et félicitée par Mono

  • Vous avez l’air douée pour la moto !
    Enfin un compliment ça me fait chaud au coeur…

Ma première chute

Deuxième jour de cours, chéri me dépose , je suis motivée, il paraît que je suis douée, c’est donc confiante que je monte sur la moto, je démarre et fais le tour du parking, et puis je commence à tourner en rond et dans l’autre sens.
Mono m’explique la technique du slalom et du 8 :

  • Le slalom : tu vises un point loin devant et tu tournes le guidon gauche et puis droite, tu passes de chaque côté des cônes.
  • Le 8 : tu passes à droite du cône qui se trouve au milieu et tu regardes le premier cône extérieur, tout de suite le deuxième extérieur et puis le central (règle 1-2-3) le regard est important, la moto va où va ton regard, tu ne quittes pas le cône central des yeux, tourne bien la tête et quand tu vois le cône extérieur, tu te diriges vers lui et tu fais 2 fois le 8….

Mono me montre, il lâche l’embrayage et la moto roule toute seule, il slalom et fait le 8… à mon tour…

Je suis hésitante, je fais le slalom sans soucis, je les enchaîne, et puis je me lance dans le 8, oups, moins évident. Je suis un peu paniquée. Mono retire tous les cônes extérieurs et je prends les lignes au sol comme point de repère. Et je recommence, encore et encore, et puis, Mono remet les cônes un à un… il fait chaud… très chaud. Je prend une pause…

  • J’ai l’impression de ne pas progresser ! Dis-je à Mono
  • Chacun son rythme, c’est pas mal du tout, après ta pause, on remet les cônes.

Et hop c’est reparti, slalom et j’enchaîne le 8, je redresse en plein virage, je rage, et je recommence, slalom et 8, je vais droit sur le cône. Je panique… Deux heures que je tourne et je slalome, il fait chaud, je fatigue.Les cônes agissent comme un aimant, je me concentre….

  • Attention ! crie Mono, si tu roules sur le cône, c’est chute assurée !

Chéri m’a toujours dis : en cas de chute, lâche tout ! De toute façon, tu ne retiendras rien !
Je recommence, encore et encore. Ouf ça y est, victoire ! j’ai enchaîné le slalom et le 8…

  • recommence pour être sûr que ce ne soit pas un coup de chance.

Je démarre, je slalome, j’entre dans le 8, j’entreprends la deuxième boucle et … je me dirige vers le cône, je roule sur le bord, la moto glisse, je lâche tout, je glisse sur le ventre sur une distance de 2 m, j’entends le bruit de la moto qui tombe, et je la sens s’arrêter sur mes mollets.

Face contre sol, dans la position « étoile de mer », je ne bouge plus… Je cherche une douleur quelconque. J’entends Mono qui demande comment je vais.

  • Ca va ! Tu veux bien dégager mes jambes ?
  • Mais qu’est-ce que tu as fait ?

C’est chéri ! Il vient me rechercher.La honte ! Je voulait lui montrer que j’étais arrivée à faire le 8 et je me vautre lamentablement.

Il m’aide à me relever. Tout va bien, mon jeans n’est pas déchiré, rien de cassé, j’ai un peu mal les mollets. Cet été là, le bronzage de mes jambes était noir, bleu, jaune, parce que un hématome, ça met du temps à se résorber.

L’entraînement

Après la chute, j’ai perdu confiance, et puis chéri est assez contrarié par cette mauvaise habitude que Mono m’a appris à lâcher l’embrayage et de laisser partir la moto sans gaz !

  • Une moto c’est comme une voiture, chaque véhicule réagi différemment. Tu ne vas pas pouvoir lâcher les commandes comme ça avec ta moto.

À plusieurs reprises, nous nous rendons dans la cour du collège du village. Là, chéri me fait manœuvrer entre les arbres, et au retour, on passe dans les campagnes pour rentrer. Je m’entraîne à rouler, à reprendre confiance en moi, mais virer à gauche est stressant, j’ai peur de tomber.

Chéri tente par tous les moyens de me rendre confiance, il explique, il montre, je monte derrière lui pour faire les 8. Tard le soir, quand les rues deviennent désertes, on roule dans les campagnes

  • Y a pas de secret, il faut rouler pour apprendre !

Il faut dire que la nouvelle réglementation n’octroie la licence de rouler sur la voie publique qu’après la réussite de l’examen pratique manœuvre. Chéri à eu la chance d’avoir sa licence après le théorique. Il a roulé un an avant de passer son permis. Maintenant, il faut payer des heures de cours, encore et encore, pour s’entraîner. Financièrement, c’est lourd. Alors je suis hors-la-loi ! j’attends le soir, une à deux fois semaine, je sors la moto, on va sur le parking du collège, ou celui de la gare.

J’adore aller sur le parking de la gare, car je peux rouler 9 km avec la moto. Je me sens bien au guidon de la moto. Je fais des erreurs de débutante, je tombe car je ne gère pas encore correctement le démarrage en côte, Je suis tombée trois fois. Une fois sur le parking, en voulant m’arrêter, et deux fois à un carrefour, j’ai calé au démarrage… une moto, si le guidon va en butée, elle tombe ! En tout cas c’est ce que Mono à dit… Alors je panique, et je tombe !
Parfois chéri désespère, j’ai déjà pris 12 heures et je suis toujours peureuse. Je passe mon examen manœuvre fin Août, il faut que je m’entraîne… et mes amis m’encourage… on fait plein de balade moto et ensemble on parle du futur, celui où je ne serai plus passagère, mais bien conductrice !

Le permis manœuvre

Me voilà, super motivée, entraînée, mais pas prête, mais j’ai le mental fort, je vais y arriver… la date d’examen est fixée fin août. J’ai repris 2 heures de cours…

  • On voit que tu as pris de l’assurance ! Me dit Mono !
  • Oui, chéri a eu beaucoup de patience…
  • Il faut que je te prévienne, il y a un nouveau règlement, on ne peut plus laisser aller la moto sur le frein moteur, on doit entendre l’embrayage et l’accélérateur en permanence pour montrer qu’on gère bien la machine !

Hé bien ! l’examen est dans 2 jours !, il est temps que je sois informée, heureusement que chéri s’en est inquiété et m’a montré !

  • Oui, mais j’ai appris ainsi avec mon mari ! Par contre, il serait temps de voir le parcours en entier non ?

Oui ! Vous avez bien lu ! deux jours avant l’examen, je n’avais pas encore fait le parcours manœuvre en entier. J’ai bon être confiante, je ne suis pas prête du tout. En fait, je veux savoir ce qu’est l’examen, puis j’arrive au bout de mes finances, j’ai déjà investit dans 14h de cours. Certaines de mes connaissances ont réussi leur manœuvre et route entre-temps, ils étaient déjà motards, soit sur 125, soit en cross… moi je n’était nulle part, même après 14h de cours, je ne suis nulle part. Je ne parviens pas à enchaîner le parcours sans fautes, mais tant pis.

Chéri prend congé le jour J, il veut être à mes côtés, pendant le trajet vers le centre d’examen,il me demande comment je me sens :

  • Je pose mon pied dans le 8 !
  • Quoi !? Mais tu ne peux pas ! Tu as droit à un seul joker !
  • J’ai seulement vu le parcours en entier il y a deux jour !

Chéri est en colère, il voit que j’ai progressé, mais que je ne suis pas prête, il ne veut pas me décourager, il est fâché, d’ailleurs il ne sortira pas de la voiture au centre d’examen, il ne veut pas voir Mono ! Pour chéri, il a pris mon argent et puis c’est tout !

On est 5 à passer son permis. L’instructeur arrive et pointe l’absence de pantalon moto. Ben j’ai un jeans, c’est réglementaire non ? Holala, pas commode, le stress monte d’un cran…
on fait le parcours à pieds, l’instructeur nous explique ce qu’il attends de nous pour nous octroyer notre licence…

Et la je regarde Mono et je lui dit :

  • Je n’ai jamais poussé la moto vers la droite, je ne l’ai poussée que vers la gauche et si je dois la pousser à droite ?
  • C’est la même chose ! Me répond-t-il.

Je ne suis pas rassurée du tout, je répète les points de contrôl, j’imagine pousser la moto à droite, c’est la même chose qu’à gauche. Je refais les manœuvres dans ma tête… holala le stress.

L’instructeur demande qui commence. Moi ! Je m’avance. Je retiens mon souffle, l’ordinateur a choisi, vous pousserez la moto à gauche. Ouf ! Sauvée… je commence et dans le 8, je pose le pied, deux fois. C’est pas grave, je continue, je termine l’examen, mais je suis certaine d’avoir raté. En effet, l’instructeur arrive et m’explique pourquoi j’ai raté :

  • Vous avez posé le pied à deux reprise dans le 8, la vitesse de votre évitement est beaucoup trop basse, votre freinage d’urgence est trop long. Vous avez droit à une deuxième chance.

Je baisse la visière, je remet la moto en position de début d’examen et… me voilà prise d’un tremblement incontrôlable ! Je pousse la moto et je continue de trembler ! Même le guidon bouge. Je sens la mâchoire qui claque. Trop de stress, trop d’inquiétude, je réussi le slalom, et dans le 8, je fais de la trottinette… c’est fini.

L’instructeur vient gentiment m’encourager et me proposer de reprendre des heures d’apprentissage car j’ai trop de lacunes. Je reprends rendez-vous pour octobre.
Entre-temps, je reste hors-la-loi, difficile de voir la moto dans le garage et de ne pas pouvoir monter dessus.

Je me prépare pour l’examen, j’ai totalement perdu confiance en moi. Je reprends deux heures de cours. Un nouveau moniteur, peut-être que ça fera tilt.

Après une heure, vu mon stress, le new mono me propose d’aller faire un tour sur la voie publique, il me donne quelques conseils et espère ainsi me déstresser. La sortie se passe très bien. Il remarque tout de suite, qu’en ville, je me débrouille très bien, revenu sur le terrain de manœuvre, j’échoue lamentablement.

  • Je ne peux plus rien pour toi , tu as la technique, il faut que tu prennes confiance !

Comment prendre confiance ? Les cônes me terrifient. C’est ridicule, mais j’en rêve la nuit. Je me sens nulle, peut-être que tout ces machos ont raison, peut-être que tout compte fait, la moto n’est pas faite pour moi.

Je pars à l’examen, avec l’intime conviction que je vais rater. Toutes mes économies y sont passée. Je me sens nulle… je rate...encore le 8… j’ai peur de rentrer, j’ai honte de rentrer. Chéri me console, je vais l’avoir ce permis….

Le creux de la vague

Ma copine moto, Suzy , s’essaye aussi à la moto. Je lui déconseille la moto-école machin. Mais y a pas d’autre moto-école ! Elle vit les même déboires que moi, pire, le mono lui dit qu’il lui faudra au minimum 50 heures pour arriver à rouler…
De telles réflexions sont honteuses, on devrait se rebeller !

Je suis toujours sans permis, la moto dans le garage, et mes craintes toujours bien présente. Je passe tous les jours devant le vélodrôme, et de temps à autre, j’y vois quelqu’un y prendre des cours. Je ne sais pas quelle moto-école ça peut être. Un jour, j’irai voir. Pour l’instant, je ne me sens pas confiante, et surtout, je dois économiser.

On est en hiver, et je vois qu’il y a cours quand même, il me semblait qu’on ne roulait pas en hiver. En tous cas, eux ils roulent…

Qu’est-ce qui m’empêche de m’arrêter ? qu’est-ce qui m’empêche d’aller demander ? Je ne sais pas. Je suis totalement découragée, j’ai même pensé vendre la moto. Mais je ne suis pas du style a abandonner, je vais jusqu’au bout des choses. Un jour je m’y arrêterai, quand je me sentirai prête…

Je vais faire des courses avec mon amie, en passant devant le vélodrôme, je lui fait remarquer qu’il y a cours . Elle bifurque à droite au rond point et m’amène jusque là.

  • Allez, va parler avec le moniteur, ça ne coûte rien, va te renseigner, va voir ce qu’il propose.

On s’arrête sur le parking devant la grille, et le moniteur s’approche de nous…

  • Bonjour, je m’appelle Piwi ! Un monsieur tout sourire, emmitouflé de bonnet et gants nous accueille.
  • Bonjour, vous êtes bien une moto-école ?
  • Oui, moto-école Liberté !

J’explique mes échecs, il me raconte son point de vue. Je vois juste quelqu’un qui croit en ce qu’il dit.

Je sors de là avec un numéro de téléphone, et une motivation qui a repris vigueur.

  • Ça fait du bien de te voir à nouveau motivée, me dit mon amie.
  • Merci à toi de t’être arrêtée.

Une autre approche de la moto

  • Chéri, je me suis arrêtée au vélodrôme, j’ai discuté avec le gars, il tient un tout autre discours que machin, je vais entreprendre les démarches pour changer de moto-école…

Premier cours : je suis toute excitée, et pas au bon endroit haha, j’attends devant le vélodrôme, je n’ai pas compris le point de rendez-vous. Tout est différent, atypique, une mentalité , comment dire, relax, confiante, bon-enfant. Je me sens en confiance.

  • Alors ça va ?
  • Un peu stressée… 
  • Ha bon ? Pourquoi ? Suis sympa, tu veux faire de la moto ?
  • Oui
  • T’es au bon endroit, viens je vais t’expliquer comment jouer.

Jouer ?! On joue à la poupée, aux petites voitures, j’ai jamais « joué » à la moto !

  • Premier point, je voudrais que pour le prochain cours, tu te munisse d’un pantalon moto. Ce n’est pas obligatoire, mais je te le conseille vivement… et Piwi m’explique sa vision de la sécurité.
  • Tu es prête ? (grand sourire) on y va ?
  • Tu montes à cheval ? La moto, c’est comme un cheval, si tu essaies de la diriger, tu n’arriveras à rien, tu ne maîtrise pas ta monture, tu l’accompagne….quoi !? Tu es en butée ? Donne un léger coup de gaz, elle se redresse, à droite, elle se redresse. La moto, elle ne fais qu’un avec toi !

Je n’ai rien oublié du premier cours avec Piwi, pendant trois heures, il m’a montré comment apprivoiser la moto, comment ne faire qu’un, comment elle se comporte, et comment en tirer avantage. Je n’en revient pas…

  • Tu viens dimanche sur le parking sncb ? On va jouer avec des cônes.

C’est eux sur le parking ! Il ne donne pas cours !, il donne son temps… Pourquoi pas, mais je ne sais rien faire ! c’est pas grave, viens jouer…

En rentrant, je cours chez ma copine moto, Suzy…, j’en ai parlé à Piwi de Suzy, des problèmes qu’elle rencontre avec machin.

  • Suzy, c’est génial, ils sont géniaux ! Viens dimanche, je vais te les présenter, on va « jouer » sur le parking…

Hommage à Suzy

Mes amis roulent en Canam Spyder. Parfois, ils me conseille de rouler en Spyder, au moins, le permis je l’ai. Mais ce n’est pas la même chose ! La seule qui comprenne pourquoi j’ai me la moto, c’est Suzy !

Femme de caractère, elle adore la moto, mais ses soucis de santé l’ont empêchée jusqu’à aujourd’hui de passer son permis.
Je ne peux pas parler de moto sans penser à elle . La moto, c’était sa passion, sa vie par procuration, toujours en tant que passagère, mais il fallait qu’elle roule.
Avoir réussi lui a donner envie de tenter sa chance, elle a été aidée, très volontaire, avec des Hauts et des bas… et elle l’a eu son théorique…

Ensemble, on s’entraînait sur le parking de la sncb et du collège, ou à la chapelle, elle n’a jamais pris la route seule, ma Suzy, j’étais plus rebelle qu’elle...elle me suivait sagement et m’imitait, elle tentait de slalomer, de faire des infini (le 8 était trop dur encore)

Elle est tombée plusieurs fois, et à chaque fois , elle était désespérée. Nous avions le même Mono. Et puis chéri prenait la même patience avec elle qu’avec moi… Elle était tellement heureuse ma Suzy sur sa moto !

Et puis la maladie a pris le dessus, et Suzy a perdu l’envie de se battre…
Ce dimanche là, elle n’a pas voulu venir avec nous, elle n’a pas accompagné son chéri à la rencontre des motards du parking de la sncb…
Ce dimanche là, ma Suzy, même l’amour de la moto ne la pas retenu à la vie. Ce dimanche là, sur le parking , on refaisait le monde, et elle broyait du noir…
Ce dimanche là ...ma pote moto, ma Suzy, celle qui sait pourquoi je roule en deux roues , a décidé de quitter ce monde devenu trop douloureux et insupportable à ses yeux.
Ce dimanche là, elle a avaler le bitume qui mène vers le paradis… et a laissé un vide immense

Ma pote moto… depuis, un ruban rose pends à l’arrière de mon top case

Je joue avec la moto

Je me sens de plus en plus en sécurité et confiance, l’approche de l’hyper-maniabilité que pratique Piwi est vraiment faite pour moi. Évidemment, j’ai repris 9 heures de cours, j’ai tout recommencé depuis le début. La crainte des cônes à disparue. Les explications sont différentes. Fini de regarder le cône central. J’entre dans le virage, je suis le virage et j’entre dans l’autre courbe, je balance la moto avec mon bassin et pas les bras… ça me semble tellement plus naturel… et les dimanches d’entraînement, je vais jouer sur le parking sncb. J’y invite mes amis, et j’évolue entre les cônes, je fais des 8, des L, des T… je joue, je me sens de plus en plus à l’aise. Ce qui m’importe, c’est de l’avoir ce permis. Rien avoir avec les performances de Piwi sur son circuit, juste à mon niveau de débutante.

Mes amis remarquent une nette évolution, je me sens prête….

Le jour J, j’essaie de prendre un air détaché, en fait je suis hyper stressée. Le stress aura d’ailleurs raison de mon examen. Je n’ai pas échoué dans le 8, celui-là, il est acquis !, je me suis trompée de manœuvre, et j’écrase Mamy (nom que Piwi donne aux cônes dans la manœuvre d’évitement.)… et au deuxième essai, j’étais trop juste en vitesse.

Piwi me conseille de reprendre tout de suite rendez-vous pour l’examen, pas besoin de reprendre des cours, je suis prête. Je dois juste gérer mon stress.

L’instructeur vient me trouver et me reconnais.

  • Beaucoup mieux madame, il ne manque pas grand-chose. Je me sens motivée

La semaine suivante, c’est dans la poche ! Je n’en crois pas mes oreilles quand l’instructeur arrive près de moi au premier passage et me dit : c’est réussi….
Piwi arrive, avec un grand, très grand sourire…. Tu vois que tu peux !

  • Piwi ! Prend la moto ! Je tremble tellement que je n’arriverai pas à la ramener…
Conny


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